Une rare représentation du philosophe

Le nez d'Aristote

Pour les journées du patrimoine en Grèce, le musée de l’Acropole a mis en avant « le buste d’Aristote » découvert en 2006  pendant les fouilles réalisées sur le site du futur musée.Quelles sont les particularités de ce buste ? Nous reprenons ici un article publié dans le journal Kathimerini en avril 2006

Pour lire l’article dans sa version originale, cliquer ici.

 Un buste rare d’Aristote

 Les copies connues de statues d’Aristote ne sont pas plus d’une vingtaine. Mais celle qui a été trouvée sous l’espace « Makriyannis » pendant les fouilles, à l’occasion de la construction du nouveau musée de l’Acropole, est considérée comme la meilleure, parmi tous les portraits  conservés. Non seulement du point de vue de sa qualité  mais aussi de son état de conservation. Comme l’a expliqué vendredi dernier la directrice du département de l'archéologie de l’Acropole, Alkistis Horemi au cours du colloque  « Athènes pendant l’époque romaine. Découvertes récentes » qui a eu lieu au musée Benaki « c’est la seule reproduction dont le nez a été préservé avec la courbure qui est mentionnée dans les sources, tandis que la restitution du modelé des caractéristiques propres du visage, des boucles de cheveux et de la barbe sont uniques, de même que l’état de conservation ».

 Le buste exhumé (ndt.) présente une grande ressemblance, a dit A. Horemi, avec le portrait Ar. 8575 du musée des Thermes à Rome, et avec celui de la bibliothèque Mazarine (qui se trouve au Louvre et fait l’objet d’un prêt depuis 1961) mais avec des variations dans les boucles de cheveux frontales. Elle souligne également (ndt.) la grande qualité de reproduction pour ce modèle de philosophe, dont le large front proéminent, barré de rides horizontales, manifeste un penseur profond tandis que les yeux, petits, laissent filtrer un regard critique et pénétrant et que les lèvres vigoureuses et le menton légèrement saillant témoignent d’un volontarisme particulier. C’est sur ces bases qu’a été identifié le type auquel appartient la statue (ndt), ainsi qu’à l’aide d’une esquisse au crayon conservée sous la référence Capponianus 228 au musée du Vatican, qui représente, d’après les travaux de Studniczka publiés en 1908 un buste du philosophe avec le nom gravé sur sa base.

 Madame Horemi a également mentionné un autre buste de philosophe, chauve et barbu, qui a été exhumé au cours des fouilles de la parcelle « Makriyannis » et qui représente peut-être le philosophe Anaximandre. Et également le portrait d’un jeune homme en marbre pentélique, qui se trouvait place Lysicrate, ainsi qu’un portrait d’Hadrien « réalisé avec un art stupéfiant », comme elle l’a souligné, qui a été découvert près de l’agora romaine et porte une couronne de lauriers. 

Traduit par Joëlle Cantin

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